Cet été j'ai emmené Sophie et les deux derniers de mes enfants visiter Budapest.
La dernière fois (dans les années 90) que je m'étais posé en monomoteur à hélice à Budapest c'était à l'aéroport International de Férihegy.
A l'époque, plus tout à fait le communisme mais pas encore un pays totalement délivré du joug soviétique. Les taxes étaient douces, l'accueil très sympathique dans une aérogare dédiée à l'Aviation Générale.
Lors de la préparation du voyage de cette année je découvre malheureusement que le handling est devenu obligatoire à Ferihegy, rendant les tarifs prohibitifs.
Il me faut dont trouver un plan B, un autre terrain proche du centre de Budapest et accessible à nos petits avions.
Une recherche rapide sur Internet et c'est décidé nous nous poserons à Budaörs (prononcez Boudaorche) !
Comme les deux derniers de mes bébés ne sont plus des poids plumes (plus de 170 kg à eux deux) le vol direct Toussus-Budapest n'est pas possible car nous sommes limités en emport carburant.
Nous optons donc pour une escale à Salzburg en Autriche, situé à peu près à mi-distance.
Sur l'aérodrome de Salzburg, l'accueil est très germanique : parfaitement organisé, rapide, efficace mais avec une présence policière et des contrôles de sécurité qui en disent long sur les capacités de ce peuple
.
L'approche face aux Alpes à Salzburg :

L'aéroport de Salzburg (LOWS) est vraiment "GA friendly" :

La ville de Salzburg, nichée contre les Alpes vaut le détour à elle seule :

Le lendemain, avant de nous rendre à l'avion nous faisons un détour de l'autre côté de la piste pour visiter le "Hangar Sieben", magnifique musée érigée à la gloire de tous les sports mécaniques dans un écrin de verre et d'aluminium.
Le "gros des troupes" et Sophie dans le Hangar Sieben :

Hangar Sieben vu du décollage :

La Hongrie étant dans l'espace Schengen pas besoin de se préoccuper de
la douane, police des frontières etc... j'ai un petit pincement au
coeur en repensant à mes voyages de l'autre côté du rideau de fer dans
les années 70
.
L'aérodrome de Budaörs (LHBS) étant seulement VFR, je choisis donc de remplir un plan de vol Y.
Le contrôle hongrois m'amène au radar à quelques nautiques du terrain, à 4000 ft.
LHBS est en zone sub-urbaine, dans la ville de Budapest, dans le 11° arrondissement. Deux pistes en herbe parallèles, dans un état moyen mais la plus longue faisant plus de 900m. Il faut être prudent à l'atterrissage et au roulage car les carénages de nos SR2X sont bas situés et fragiles.


L'accueil sur le terrain de Budaörs est bon enfant, l'activité étant uniquement tournée vers l'aviation de loisir.
On trouve de l'AVGAS à moins de 1,50 € le litre, à condition que la pompe à essence, quelque peu versatile, fonctionne.

Il existe bien une aérogare, datant des années 30, dans le plus pur style art-déco soviétique mais elle est décrépie et abrite des bureaux et le contrôle local sans aucune activité d'aviation commerciale.


Tous les stigmates du communisme n'ont pas été effacés ici et la pancarte à l'entrée de l'aéroport rappelle l'ambiance des années 50 dans le monde des Soviets

Quoiqu'il en soit ce terrain est vraiment pratique, situé dans la ville de Budapest. Les taxes y sont douces, l'AVGAS disponible à bon prix.
On peut se rendre en centre ville en bus à la sortie de l'aérodrome ou appeler un taxi qui est là ans les 10 minutes.
Budapest et le Danube ont ce charme du bout de l'Europe qui est indescriptible.
Le séjour est un must, de ces destinations magiques rendues possibles par notre SR22.

Au détour d'une rue une vieille Traban fait encore ressurgir la nostalgie :

Mais la percée face à l'ouest à Toussus au retour est là pour nous rappeler que Paris de l'autre côté de l'Europe est pas mal non plus

Fly safe !
Posted
8 Nov 2009 7:10
by
Denis Pariente